Le calendrier de l’avent comme outil marketing

Quelle que soit la typologie des fêtes, et en la matière nous avons eu quelques surprises ces dernières années, les marques conservent des traditions qui servent leurs intérêts, à l’image des calendriers de l’avent. Une aubaine pour commencer les festivités en avance mais surtout une stratégie marketing non négligeable que Ciliabule a étudiée pour vous…

Tradition, surprise et marketing : le trio gagnant en fin d’année pour le calendrier de l’avent

Le calendrier de l’avent est depuis plusieurs années un outil marketing plébiscité par les marques et toujours plus perfectionné au fil des ans. Il prend diverses formes pour provoquer le coup de cœur par son design et a largement élargi sa vocation première : en effet depuis plusieurs années, les fameuses 24 cases ne s’ouvrent plus uniquement sur des chocolats mais sur des jouets, des produits d’épicerie fine, des bijoux, des plantes, des produits cosmétiques, des goodies, des sextoys, des bières ou des surprises pour animaux de compagnie… Même le luxe s’en empare avec des calendriers de l’avent à plusieurs centaines d’euros voire beaucoup plus comme en témoignait la version XXL à plus de 100 000 euros du célèbre joaillier Tiffany & Co pour 2021. Pour 2022, c’est Andy Warhol qui a inspiré Tiffany pour créer une œuvre d’art confectionnée sur mesure. Elle dévoile chaque jour une sélection de 24 cadeaux dont des diamants et des bijoux ! La marque y associe cette année en plus une démarche durable puisque chaque calendrier a nécessité 50 heures de travail à partir de bois durable.

 

Un levier d’animation de contenu

De manière plus opérationnelle, les entreprises s’en servent également comme prétexte marketing pour animer leur mois de décembre en dévoilant par exemple une promo par jour ou un contenu qui alimente leur visibilité et leur stratégie commerciale. Même les entreprises de service peuvent donc jouer le jeu, comme le fait Ciliabule depuis 3 ans avec son calendrier des tendances marketing de l’année suivante dévoilé chaque jour sur les réseaux sociaux et compilées en un ebook téléchargeable en janvier, à disposition de tous.

Mais pourquoi un tel plébiscite de cet outil marketing par les marques ?

Évidemment, il permet d’entretenir une relation de proximité avec ses clients tout au long du mois et de les fidéliser en leur proposant une expérience différente d’achats. Certaines marques s’en servent également pour faire découvrir de nouveaux produits et faire tester de nouvelles références afin de favoriser ensuite l’achat des produits en format classique. Il lance les ventes de Noël grâce à sa dimension ludique que même les adultes apprécient.

À coup de stocks réduits, d’éditions limitées et de produits inédits les marques rusent pour vendre leur concept qui peut se révéler très rentable selon son contenu. En effet, c’est surtout l’emballage, le design, l’originalité et l’image de marque que l’on achète. Certains de ces calendriers, souvent les plus prestigieux, sont en rupture plusieurs semaines avant le début du mois de décembre !

Quelles limites à ce qui est désormais un classique du marketing ?

Les calendriers de l’avent sont toujours autant attendus et leurs chiffres de ventes ne faiblissent pas, le modèle n’a pas encore atteint ses limites. D’autant que les marques en lancent des versions différentes pour correspondre à plusieurs niveaux de gamme, varier les plaisirs et les prix, notamment à travers des versions premium. Et qu’ils sont devenus un marronnier de la presse spécialisée, faisant même l’objet de sites dédiés qui classent les meilleurs calendriers de l’avent dès le mois d’octobre. Bref, la visibilité est telle que les marques ne paraissent pas prêtes de s’en passer… A moins que l’argument écoresponsable qui gagne tous les terrains et commence à sérieusement réorienter les stratégies marketing ne viennent jouer les trouble-fêtes… On a en effet vu plus vertueux en termes écologiques que ces calendriers en carton et plastique multipliant parfois les emballages (un emballage dans un autre emballage). Quant à se démarquer de la concurrence, ce n’est pas tant par le fait d’en proposer un ou pas que par le type de calendrier de l’avent que la différence se fait : en effet, le produit est dorénavant un must have d’une gamme plutôt qu’une idée originale pour se différencier.

L’avis de Ciliabule sur le calendrier de l’avent

  • Un excellent moyen de présenter une gamme de produits, de faire tester des nouveautés, de susciter l’envie de racheter des produits
  • Une idée marketing désormais incontournable et déclinable dans de très nombreux secteurs y compris dans le service
  • Des possibilités créatives presque infinies :  les cases peuvent offrir des choses différentes, et il n’est pas obligatoire d’en mettre 24 !
  • Un levier qui sert l’image et met en lumière la marque avant le moment stratégique des ventes de Noël
  • Une offre à part entière qui se « premiumise » avec les calendriers des marques de luxe valant plusieurs centaines d’euros
  • Une certaine prime à l’originalité et à l’authenticité avec des calendriers qui prennent des formes de plus en plus créatives pour susciter le désir
  • Des calendriers qui sortent de plus en plus tôt pour des précommandes, au risque de désabuser les consommateurs en ces temps de consommation plus raisonnée
  • Un coût de fabrication produit élevé avec une prise de risque pour écouler ses stocks avant le début du mois de décembre

Cet article a été mis à jour le 10 Novembre 2022

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